Musique et distribution Digitale

Notre label « Kredibl’s Records » a signé un contrat de distribution avec Absilone/Believe. Ce qui nous permet de bénéficier d’une distribution digitale et donc mondiale pour ATOMS mais également pour tout le back catalogue  ainsi que pour les productions à venir. Vous pouvez désormais écouter les « méfaits » du groupe sur iTunes, Deezer, Spotify et toutes les bonnes crèmeries où trouver de la bonne musique.

Mon avis sur la musique digitale est mitigé et je suis continuellement en conflit entre mon côté geek et mon coté conservateur, grand acheteur de CD et fan de vinyles… mais pas trop quand même 🙂 ! En effet quoi de plus exaltant que l’idée d’être écouter à l’autre bout du monde ? Oui mais encore faut-il que la personne en question connaisse le groupe ou ait le lien !

Un exemple concret : nous avons vendu un album en Australie, un en République Tchèque et deux aux USA récemment, uniquement parce que ces personnes avaient vu notre concert du Triton en direct sur la chaine youtube.
Il est louable de se poser la question si ces personnes auraient réellement acheté l’album en ligne s’ils avaient eu l’occasion de l’écouter sur spotify et deezer « gratuitement »… Il y a de grande chance que non !

Je trouve qu’à l’heure actuelle, le CD, tout comme le vinyle d’ailleurs,  sont des produits davantage exploités pour l’achat du fan après le concert ou pour quelqu’un voulant faire un cadeau. C’est pour le souvenir.  L’objet a autant d’importance que la musique, surtout pour le vinyle avec sa grande et belle pochette qui met le talent des artistes info-graphistes en avant bien plus que ne pourra le faire le cd, talent d’ailleurs inexploité avec le digital. Vient ensuite les campagnes de crownfunding, que serait GOWY sans sa fan base Ulule, ces gentilles personnes qui ont déversés quelques €uros pour nous aider à produire Atoms, je ne les remercierai jamais assez ! Pas question de donner un album digital à la personne qui va mettre 20€ sur le tapis !

D’un autre côté, il faut se rendre à l’évidence, à l’heure actuelle, de plus en plus de gens écoutent en ligne et de moins en moins ont de lecteurs CD et ce même dans les voitures. Les enceintes « intelligentes » comme Sonos par exemple ou mieux encore la future HomePod de chez Apple, fonctionnent à partir de Deezer ou Spotify. Deezer ou Spotify, ce n’est pas 100% gratuit pour l’utilisateur : soit c’est un abonnement, soit c’est de la pub très chiante entre chaque titres, chose qui n’existe pas sur Apple Music ! ll est évident que pour l’artiste, les revenus ne sont pas les mêmes, ils sont même dérisoires comparé à la vente d’un CD, mais le public n’est pas forcément le même non plus… Bref !…  Comme vous le voyez je suis très partagé ! Mais faut-il choisir ?
Quel est votre avis sur la question ?

23 réponses sur “Musique et distribution Digitale”

  1. Les deux ! Si on tourne les cd’s se vendent encore très bien après les concerts et même en ligne en ligne, les chiffres ne sont pas les mêmes qu’avant c’est sur mais on arrive quand même à en écouler. Sur les plateformes numériques on vend beaucoup moins par contre, le streaming a pratiquement remplacé l’achat de titres ou d’albums en numérique, par contre ça permet de toucher du monde et de créer un following autour d’un projet.

      1. numérique pendant plusieurs mois et franchement il n’y a pas photo niveau « bénéfices ». Quand j’ai enfin mis l’album en distribution numérique j’ai gagné de la visibilité, des dizaines de milliers de streaming à travers le monde etc.. mais pour rester prosaïque ça ne paye pas des masses au final. Pour mon dernier projet je verrai bien, la sortie numérique est prévue début février mais on a déjà bien vendu niveau CD grâce aux concerts, au store du site et à la distribution en bacs.

        1. ça a coupé le début de mon message..

          « Totalement, pour un projet j’ai d’abord sorti le cd en distribution physique, via mon store et les concerts et donc sans numérique.. »

  2. Salut Greg,

    Mon avis sur la question est simple, quand on a un bon enregistrement, un bon mix et un bon mastering, peu importe le support final. Il faut se replonger dans les années analogiques. Il y avait vinyl et vinyl… La durée d’enregistrement influençait la qualité finale. Plus on « bourrait » une face, moins la qualité était bonne. Principalement les basses. C’est très compréhensible, les basses ont un sillon plus large, si l’on voulait mettre plus de temps d’enregistrement on devait couper les basses.
    Autre problème, le pressage. J’avais travaillé à une époque chez Pathé Marconi à l’usine de pressage de disque à Chatoux. On recevait d’abord la master, on l’appelait père, puis on dupliquait des mères, puis des fils. (c’était les termes employés à l’époque). A partir des fils, on pressait un certain nombre de disques. Comme des gaufres. Si on avait la chance d’acheter un disque en début de pressage, on pouvait espérer une qualité correcte (si tout le processus père, mère, fils avait été correctement fait). Mais au fur et à mesure que l’on pressait des disques avec la même matrice, la qualité se dégradait. Il restait toujours des résidus qui s’accumulaient dans le fond des sillons. Le rapport signal/bruit pouvait, de ce fait être désastreux sur le produit final. On changeait les matrice tous les X pressages. Industrie oblige on était pas très exigeants. C’est la raison pour laquelle il y avait des éditions limitées beaucoup plus chères. Et nec plus ultra, de la gravure directe à partir du master. Hors de prix.
    Alors moi j’aime le numérique, parce que nous sommes tous égaux devant la qualité, ou la médiocrité. On ne se pose plus la question de savoir si on a eu affaire à un pressage de merde ou à un mauvais mix ou mastering. Si c’est mauvais, c’est mauvais.
    Il y a beaucoup à dire sur le numérique certes. Mais tu ne poses pas la question avec les bons termes. Itune etc… C’est bien gentil, mais leurs formats sont merdiques. Privilégions déjà du Flac, du 44.1 24 bit, des formats non destructifs etc…
    Parce que du MP3 c’est comparable à un vinyl mal pressé….

    1. Oui Philippe, mais iTunes ce n’est pas du MP3, et avec le FLAC on se heurte fatalement au problème de la connexion…et du coup ça créerai à nouveau des inégalités sociales 🙂
      Je n’ai jamais essayé de vendre les albums en téléchargement FLAC sur le site, je ne sais pas si ça intéresserai le public.

      1. Tu ne fais pas une musique diffusable en basse qualité. :-))) Trop riche.
        Le Flac c’est pas lourd à télécharger. J’ai une bonne connexion ADSL certes, mais un album flac c’est 10mn en téléchargement.
        Alors bon on rentre dans le débat de toucher le plus grand nombre etc… Tu n’as pas une musique susceptible de toucher le plus grand nombre. 🙂

  3. Personnellement je reste fidèle au support discographique physique mais il est intéressant de pouvoir proposer le choix afin d’éviter de rater des ventes…quand on le peut . Un exemple: le 2ème album d’Aymeric Silvert ne s’est vendu que sous forme de clé USB en forme de bracelet….ben je ne sais plus où je l’ai mis !! Bon, ce n’était pas un téléchargement mais cette clé , je ne pouvais pas la lire dans mon auto…bref , je préfère le format CD pis c’est tout !

    1. Le CD reste un super support à mes yeux aussi, d’ailleurs ça n’est pas pour rien que j’en achètes encore et toujours, puis aussi du vinyle mais uniquement des vieilles pièces mastérisée pour le vinyle…

  4. D’accord avec tout ça !
    Faut savoir ce que l’on veut:
    Visibilité pour mieux exister ?
    Qualité ?
    Objet ?
    Bref il faut tout !
    Allez ! Go ! Oui (wy) !
    Et bravo Greg…

    1. C’est un choix important tout de même, car sortir un album coûte cher. Le pressage même si les prix ont relativement baissé reste assez élevés.

      Malgré toutes ces questions je penses que je continuerai à faire des galettes car j’aime l’objet et qu’a mes yeux le produit dématérialisé n’a pas vraiment de valeur.
      Le jour où Apple ou Deezer ferme on aura l’air con avec nos albums numériques achetés et qui reste sur leur serveur.

      1. Je n’utilise ni Deezer, ni Apple. On ne peut pas télécharger? J’utilise Bandcamp et qobuz, à chaque fois je télécharge en FLAC et n’y reviens plus.

        1. On peut télécharger sur Apple, pour l’écouter hors connexion. Par contre on ne peut pas graver de CD avec les fichiers, mais ceci dit qui fait encore ça à l’heure actuelle. Donc à la limite oui le jour où plus de serveur on pourras toujours écouter sa musique si on a eu le temps de la télécharger avant (ce dont je doute) et qu’on ai plusieurs disques durs pour stocker nos 1200 jours de musique

          1. Le stockage n’est pas un problème vu le prix du To actuellement, c’est facile. Il faut une bonne politique de sauvegarde.
            C’est marrant cet attachement au support physique. Dans les années 80 je me rappelle que l’on rêvait de support petits où l’on aurait toute sa discothèque dans la poche….
            Je galère tout le temps avec ma collection de vinyl qui n’est pourtant pas énorme (500). Je la change de place régulièrement. Elle encombre. Je ne sais pas quoi en faire. De temps en temps j’en écoute un. Mais quand il faut que j’aille changer de face, ça me gonfle vite.
            Je ne me suis pas encore mis au livre virtuel parce que je trouve l’expérience de lecture moins bonne que le papier. Mais le jour où ils nous proposerons des liseuses avec le même confort, je changerai.
            Il n’y a encore que le CD que j’achète parfois. Mais de moins en moins.
            J’ai trouvé tes scrupules à vendre du virtuel étonnants. C’est la musique qui compte, pas le support. Après tout la richesse du travail du musicien c’est sa musique non?
            Personnellement je trouve que presser un vinyl c’est inutile. Sauf à avoir un poublic ciblé, genre DJ.
            Je suis plus friand de clip vidéo. J’ai beaucoup plus d’appétence pour ce format.

          2. Je suis entièrement d’accord au sujet du vinyle, même si j’apprécierais avoir la pochette des albums en grand format.
            Le soucis avec le vinyle c’est que c’est à mes yeux un retour en arrière, je ne comprends pas trop la logique qui pousse à enregistrer sur Pro-tools en tout numérique avec édition et tout le toutim pour finalement tout mettre sur un vinyle c’est un non sens ! Mais je comprends qu’on puisse apprécier ce format, après c’est sûr que pour les DJ ça reste un outil.
            Si je me poses toutes ces questions c’est pour offrir le meilleur de mon travail au public, il ne faut pas se voiler la face on aime lorsque nos disques se vendent, mais c’est clair qu’on ne fait pas cette musique dans le but de passer à la radio ou d’acheter une villa à Ibiza, la seule chose qui m’importe c’est de pouvoir vendre assez de disques pour financer le prochain.
            Le clip, un vieux rêve…

          1. Je ne sais pas si l’achat d’album sera suffisant pour vivre dans le futur.
            A mon avis ( à moins d’être une star internationale), on revient à la situation d’avant la 20ème siècle. Le musicien ne mange que s’il joue. Certes il y avait les ventes de partition qui étaient rémunératrices. Mais ce n’était que pour une élite. La possibilité de se rémunérer grassement sur les droits de reproduction mécanique n’aura été qu’une parenthèse. Il faudrait que tous les amateurs de musique fassent l’effort de prendre un groupe de temps en temps, pour une fête ou autre. Il faut que le publique réapprenne à engager des musiciens. C’est un peu utopique. Ce qui l’est moins c’est ça. https://www.youtube.com/watch?v=xByHCQcxs6E
            Des concerts en ligne, on prend son ticket sur patreon ou Tpeee et on regarde tranquillement chez soi. Ça c’est à creuser. Je pense que plutôt de se prendre la tête avec le format d’un album, il vaut mieux s’investir dans les nouvelles technologies. Je suis curieux de voir la qualité du son et de l’image. Mais si la qualité est là, j’adhère totalement. Je pense, je suis même sûr qu’il faut taper sur de nouvelle manières de développer sa musique. Le problème c’est que l’on est un peu au milieu de gué. Les outils se développent petit à petit. c’est encore difficile.

          2. Génial ! J’adore l’idée merci pour l’info…! Loin de moi l’idée de vivre de la vente de disque 🙂 Le gros soucis c’est que même le concert souffre…

  5. Ne mets pas tous tes œufs dans le même panier comme on dit ! Je pense que le support physique aura toujours sa place. Il y aura encore bien des changements quant aux manières dont les gens vont écouter leur musique. Difficile à prévoir. Rien qu’à voir le retour commercial du vinyl. C’est peut-être une mode, mais ça montre aussi que beaucoup aime l’objet. L’avenir tout numérique, tout virtuel, m’est personnellement insupportable et je n’y crois pas vraiment.

  6. Je n’avais pas vu ta réponse. J’ai une liseuse Kobo, mais je ne l’utilise pas. Je n’arrive pas à m’y faire. Peut-être était-il trop tard pour moi ? Et que les « jeunes » s’y habituent ? Pas si sûr… Un livre reste un bloc de papier avec des pages qu’on tourne. Sinon, c’est autre chose, mais plus un livre… mon côté vieux jeu… Sympa le blog en passant.

    1. Oui le soucis des liseuses c’est qu’on a l’impression d’être sur internet.
      Les gens qui aiment les livres ont du mal, reste Le soucis de la place parce que les livres comme les disques ça en prend… Merci à toi Gonzague, je vais essayer de le faire évoluer un peu…c’est tout nouveau tout ça pour moi 🙂

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